Cancer disease

 


Cancer disease (Medecine of the future Phase III)

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Vous vous avez le temps de lire pour essayer de comprendre, d'autres savaient et n'avaient pas le temps d'être compris !  ! Le plus injuste qui serait et n'ai jamais été, serait de faire  en sorte que cette souffrance ait été  inutile! A mon père Michel aujourd décédé !

En 2001, j'ai proposé au Docteur Jean Paul Lauret l'utilisation du décryptage des cellules tumorales pour acceder à thérapie ciblée. Ensuite durant plusieurs années je suis intervenu à différents niveaux pour l'évolution éthique de la médecine (notamment en faveur de l'utilisation de banque de tissus tumoraux au niveau de la législation européenne qui était très frileuse à l'époque. La constitution de tumorothèque c'est faite juste avant la mandature de Barack Obama président des États-Unis d'Amérique ou j'ai pu correspondre aussi en faveur de concept très en avance sur l'approche médicale de l'époque. Je tiens a précisé pour tout esprit chagrin qu'il n'y a pas d'entente tacite avec le gouvernement des États-Unis d'Amérique (de telles affirmations feront que vous devrez alors répondre devant cet état de tels allégations, et que je remercie vivement cette démocratie d'avoir su "accrocher le wagon" en modernisant sa médecine. Les Américains ont la particularité et je les saluts encore de ne pas aimer beaucoup l'incompétence).Bien sûr je garantis l'enfer et la damnation a ceux qui voudraient remettre en question ces démarches par le fait de compétence et d'horrating intransgressable au niveau de messagerie). Je choisit donc de commencer a détaillé ces démarches afin que l'on comprenne que ce qui est écrit plus haut ne s'applique pas spécialement, mais je le fais au nom de mon père aujourd'hui décédé de cette maladie et je me tiens a disposition de ceux qui voudrait penser qu'il s'agit d'une confession sans fondement et personnel uniquement ). Ce site est sur ma demande relue par les états et démocraties de ce monde pour ceux qui ne comprennent pas ce que je veux dire et afin de faire toute spéculation douteuse, malsaine, ou de nature a générer de la défiance dans l’ombre   très généralement, jamais en face . Si vous suivez le fil de ma pensée. Merci.! 

Dit écrit et fait justement en pleine mandature de monsieur le Président Barack Obama pour faire valoir maintenant ce qui de droit et afin de donner tout élément de vérification immédiate et non contractuelle.


1) La France en pointe dans la thérapie ciblée du cancer
2) Génétique du cancer : le grand bond en avant
3) Une approche personnalisée contre le cancer
4) Leucémies de l'enfant : le pronostic de survie s'améliore
5) Un autre horizon d'avenir : Les personnes malades sont détectables à l'odeur

 



 .

1) La France en pointe dans la thérapie ciblée du cancer

Par figaro icondamien Mascret - 2014
Plus de 400 femmes atteintes de cancer du sein métastasé ont pu être traitées en fonction de leur profil génétique tumoral complet.

 

L'étude baptisée Safir01 publiée dansThe Lancet Oncology le 7 février est une belle réussite de la recherche française. D'abord, c'est la première fois au monde que l'on parvient à réaliser une analyse détaillée du profil génétique des tumeurs chez plus de 400 femmes atteintes de cancer du sein métastasé pour adapter ensuite le traitement en fonction de celui-ci.

«Nous avons identifié toutes les anomalies contre lesquelles nous pouvions donner des thérapies ciblées indépendamment de l'organe touché par le cancer», explique au Figaro le Pr Fabrice André (institut Gustave-Roussy), principal investigateur de Safir01. «C'est un changement d'échelle, on ne vise plus le cancer d'un organe mais un cancer à l'échelle de la cellule.»

Des perspectives vertigineuses

Cette approche fascine les cancérologues du monde en entier et peut-être un peu plus encore les chercheurs français, en pointe dans ces recherches. À l'institut Curie, par exemple, en octobre 2012 alors que s'amorçaient seulement les tendances favorables de Safir01, était lancé l'essai Shiva. Objectif: vérifier qu'une thérapie ciblée sur l'anomalie génétique est efficace en terme de survie sans progression de la maladie, et cela quel que que soit le type de cancer. «Un patient ayant un cancer de la gorge résistant aux traitements standards reçoit par exemple une thérapie ciblée pour le cancer du rein», illustre le Pr Christophe le Tourneau, oncologue à Curie et responsable de Shiva, «Safir01 a prouvé que c'était faisable au niveau national, nous voulons montrer que c'est en plus efficace».

Pour le Dr William Jacot, oncologue à l'Institut du cancer de Montpellier, ce type d'étude ouvre aussi des perspectives vertigineuses «en augmentant le nombre de tumeurs potentiellement sensibles». C'est en tout cas l'espoir de Fabrice André: «Peut-être va-t-on découvrir que des anomalies du génome dont on ne connaît pas l'importance entraînent des réponses aux thérapies ciblées proposées.»

Une infrastructure impressionnante

Safir01 est enfin le témoin d'une ambition nationale dans la recherche contre le cancer, réaffirmée d'ailleurs le 4 février dernier par le président de la République qui présentait le plan cancer III. «Quand nous avons débuté cet essai en 2011, il n'était possible qu'en France. Il fallait une infrastructure impressionnante. Nous l'avons dans notre pays grâce aux plates-formes génétiques mises en place sous l'impulsion des plans cancer et de l'Institut national du cancer. Il fallait aussi la motivation d'un groupe coopératif de chercheurs (Unicancer) engagé dans une belle aventure humaine qui a mobilisé 18 centres en France.»

La prochaine étape sera décisive, selon le Dr Jacot: «Il va falloir poursuivre dans cette voie de recherche en faisant des études dans des groupes plus homogènes de patientes. Cela devrait permettre d'optimiser les propositions que nous pourrons leur faire une fois que nous aurons identifié une altération génomique intéressante et donc, on l'espère, avoir de meilleurs résultats.».

D'ores et déjà, le Pr Carlos Caldas, directeur du Centre de recherche sur le cancer du sein de Cambridge (Royaume-Uni), ne tarit pas d'éloge sur le travail des Français. «C'est un essai pionnier historique qui nous montre de quoi aura l'air la prochaine génération d'essais cliniques.» 

Par 
figaro icondamien Mascret

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Génétique du cancer: le grand bond en avant 

Une approche personnalisée contre le cancer 

Cancers du sein: la génétique à la rescousse 

2) Génétique du cancer : le grand bond en avant

Par figaro iconMartine Lochouarn
INFOGRAPHIE - En une décennie, le dépistage des cancers héréditaires  et le traitement de ces maladies ont réellement progressé.

 

Selon une récente étude, les tests génétiques pour rechercher une mutation BRCA1 ou 2 de prédisposition au cancer du sein ont presque quadruplé entre 2003 et 2011. Totalement coordonnées et financées par l'Institut national du cancer (INCa), les consultations d'oncogénétique identifient aujourd'hui près de 8000 nou­velles porteuses par an, qui bénéficient ainsi d'une prise en charge destinée à réduire leur risque.

La détection précoce de ces gènes majeurs de prédisposition est un des grands apports de la génétique en cancérologie. Maladie génétique de la cellule, le cancer est dû à l'accumulation de mutations, pour la plupart acquises au cours du processus tumoral, mais dont certaines sont présentes dès la conception. Ces dernières, hérédi­taires, expliquent la concentration de cancers observée dans certaines familles. Elles confèrent un risque de quatre à dix fois supérieur de développer un ou plusieurs types de cancer. Leur principal effet est d'inactiver des gènes de réparation de l'ADN, parfois d'altérer des gènes suppresseurs de ­tumeurs ou de faire surexprimer des oncogènes favorisant la prolifération.

BRCA1 et BRCA 2

On connaît aujourd'hui plus de 70 de ces gènes de prédisposition, avec, pour la plupart, des tests de diagnostic oncogénétique. Assez fréquentes - 1/400 sujets -, les mutations BRCA1 ou 2 sont transmises autant par les hommes que par les femmes. Chez la femme, les mutations BRCA1/2 multiplient le risque de cancer du sein par dix, avec un risque très élevé de second cancer à l'autre sein et de cancer de l'ovaire après 40 ans. «Une femme porteuse d'une mutation BRCA1 a un risque cumulé de cancer du sein de 60 à 70 % à 70 ans, de 50 % pour BRCA2, explique le Pr Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service d'oncogénétique de l'Institut Curie (Paris). Ces femmes ont souvent un cancer du sein jeunes, vers 40-45 ans, voire plus tôt. Chez l'homme, la mutation augmente aussi le risque de cancer du sein, qui reste rare, et un peu celui d'autres cancers: prostate, estomac, pancréas, méla­nome…»

Toute suspicion de mutation BRCA 1/2 - cancer du sein ou de l'ovaire précoce, multiples cas familiaux, etc. - doit orienter vers une consultation d'oncogénétique. Si le test génétique confirme la mutation, une prise en charge adaptée au risque, surveillance renforcée ou chirurgie préventive, sera proposée et les parents proches seront informés.

Autre prédisposition génétique fréquente - 1/500 sujets -, le syndrome de Lynch est une forme héréditaire de cancer du côlon due à une mutation des gènes MMR de réparation de l'ADN. Le risque cumulé de cancer colorectal à 70 ans est de l'ordre de 50 % (70 % chez les hommes), avec un risque accru d'autres cancers: endomètre, voies urinaires, intestin grêle, ovaires… La présence de cas familiaux - le risque de transmission est de 50 % - et de cancers avant 50 ans doit orienter vers une consultation d'oncogénétique.

Des progrès qui modulent les résultats

Des tests oncogénétiques existent aussi pour des cancers héréditaires moins fréquents (rétinoblastome, thyroïde…), ou associés à des maladies rares (neurofibromatose, syndrome de Li-Fraumeni, etc.). Mais, à côté de ces gènes de prédisposition, une infinité de gènes aux interactions complexes peuvent conférer une susceptibilité plus faible. «Les nouvelles techniques de séquençage rapide du génome entier ont ainsi identifié sept variants génétiques qui, pour BRCA2, modulent le risque de cancer entre 20 % et 80 %. À l'avenir, les tests d'oncogénétique combineront probablement l'effet des gènes majeurs et de tels facteurs pour mieux apprécier le risque tumoral individuel», indique le Pr Stoppa-Lyonnet.

L'autre progrès majeur, c'est l'ana­lyse génomique des tumeurs, dont certains gènes permettent d'accroître l'efficacité des traitements grâce à des thérapies ciblées. L'imatinib (Glivec) a ainsi transformé le pronostic des leucémies porteuses d'un réarrangement de gènes (la translocation BCR-ABL), de même que le trastuzamab (herceptine) qui cible la surexpression du gène du récepteur HER2 par certains cancers du sein. La recherche du gène KRAS dans le cancer colorectal, ou du gène EGFR dans celui du poumon permet de choisir le traitement le plus efficace.

Mais l'efficacité des thérapies ciblées dépend aussi des autres gènes impliqués dans la prolifération tumorale, des autres anomalies biologiques présentes et des interactions de la tumeur avec son environnement immunitaire. Pour le Dr Christophe Le Tourneau (Institut Curie), «le challenge futur sera d'intégrer les effets d'une multitude de gènes et de combiner les différentes approches afin de prédire la meilleure réponse individuelle au traitement».

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

 

 Par figaro iconMartine Lochouarn

3) Une approche personnalisée contre le cancer

Un essai clinique va traiter les tumeurs sans tenir compte de l'organe touché.

Un essai clinique lancé cet automne à l'Institut Curie à Paris explore une toute nouvelle manière de traiter les tumeurs cancéreuses. Plutôt que de soigner les cancers en fonction de leur localisation - les cancers du poumon d'une manière, les cancers du sein d'une autre - des médecins français cherchent à identifier des anomalies génétiques propres à la tumeur sans se soucier de l'endroit du corps où elle se développe, afin de l'attaquer avec un médicament ciblé.

Cet essai, qui est une première dans son genre dans le monde, pousse le plus loin possible la démarche de la médecine personnalisée, qui adapte les traitements aux patients, à leur âge et au type des cellules cancéreuses qui sont analysés au microscope.

Depuis une quinzaine d'années, de nouvelles thérapies vont encore plus loin et s'attaquent à des sites d'action spécifiques sur les cellules cancéreuses. Ces traitements sont appelés «ciblés» en opposition à la chimiothérapie «classique». Cette dernière tue toutes les cellules qui se divisent trop rapidement, qu'elles soient cancéreuses ou non, avec les effets secondaires que l'on connaît comme la perte des cheveux, une intense fatigue et des nausées.

Pour le cancer du sein, par exemple, une mutation génétique que l'on rencontre dans 20 % des cas entraîne un trop grand nombre de récepteurs, appelé HER2, qui provoquent à leur tour la multiplication incontrôlée des cellules cancéreuses. Depuis 1998, un anticorps ciblé, l'herceptine, permet d'empêcher spécifiquement l'action de ce récepteur HER2, évitant la croissance des tumeurs.

«Mais depuis 1998 et la commercialisation de l'herceptine contre le cancer du sein, on s'est aperçu que ces fameux récepteurs HER2 étaient aussi responsables de certains autres cancers, notamment de l'estomac et du poumon», explique le Dr Christophe Le Tourneau, oncologue à l'Institut Curie et coordinateur de ce nouvel essai clinique. Partant de cette constatation, l'équipe de l'Institut Curie a décidé de rechercher sur certains patients atteints de métastases toutes les anomalies biologiques pour lesquelles il existe des thérapies ciblées, quelle que soit la localisation de la maladie. Au total, l'essai porte sur 11 thérapies ciblées déjà commercialisées.

Testée sur 200 patients

Cette approche totalement nouvelle démarre avec la collaboration de six autres grands centres de lutte contre le cancer en France (Lyon, Nantes, Marseille, Dijon, Toulouse, Nancy). Elle sera testée sur 200 patients.

«Il y a deux ans, avec les moyens techniques dont nous disposions, l'étude aurait été inenvisageable, admet Christophe Le Tourneau. Elle a été rendue possible par des investissements d'équipement décrochés dans le cadre du grand emprunt. Ils ont permis l'achat de machines de pointe capables de faire du séquençage génétique rapide à des coûts acceptables.»

Installées dans un bâtiment flambant neuf sur le campus de Curie à Paris, les machines d'analyses permettent d'identifier des centaines de mutations génétiques précises en quelques heures, ou de décrypter le génome entier d'un organisme en onze jours.

Le budget élevé de l'essai, 6 millions d'euros sur trois ans, est en partie dû aux prix des analyses moléculaires mais il reflète aussi le fait que les thérapies ciblées, qui sont achetées aux laboratoires, coûtent actuellement très cher.

Cet essai clinique est unique par la manière dont il est mené. C'est en effet la première fois que cette nouvelle approche sera directement comparée aux chimiothérapies classiques, avec un tirage au sort des malades qui reçoivent l'un ou l'autre traitement.

Loin de tout triomphalisme alors que l'essai clinique ne fait que commencer, le Dr Christophe Le Tourneau espère que le suivi des 200 patients «permettra de démontrer l'intérêt de ce concept de médecine personnalisée, quitte à pousser l'idée encore plus loin par la suite».

EN SAVOIR PLUS:

» Les thérapies ciblées contre le cancer du sein

LIRE AUSSI:

» Quand le grand public se fait chercheur sur le cancer

» Les Français optimistes pour la lutte contre le cancer 

 

4) Leucémies de l'enfant : le pronostic de survie s'améliore

INFOGRAPHIE- Près de 80% de ces petits patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic, tous cancers confondus.

Selon une étude récente basée sur les données du réseau Eurocare*, la survie des enfants atteints de cancer s'est encore accrue en Europe pour atteindre 79 %, cinq ans après le diagnostic, tous cancers confondus. Elle est encore meilleure dans la plupart des cancers hématologiques dont la leucémie est le plus fréquent.

Cette grave maladie reste heureusement rare chez l'enfant, avec 470 cas nouveaux par an en France. Si les formes chroniques dominent chez l'adulte, 90 % des leucémies de l'enfant sont des formes aiguës. Avec 400 cas nouveaux par an, la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) est la plus fréquente, loin devant les 70 cas par an de leucémie aiguë myéloblastique (LAM). Si, dans les années soixante, la maladie était toujours fatale, la survie globale dépasse aujourd'hui en France 90 % pour les LAL et 60 % pour les LAM. C'est dire les progrès réalisés Et ceux à accomplir.

Aucun signe avant-coureur

Dans la leucémie, la moelle osseuse est envahie par la prolifération de cellules anormales, des précurseurs des cellules sanguines issus des cellules souches du sang bloqués à un stade immature. C'est 9 fois sur 10 un précurseur des lymphocytes B ou T qui est en cause. On parle alors de leucémie lymphoblastique. Si l'anomalie touche l'autre lignée, à l'origine des autres cellules sanguines, c'est une leucémie myéloblastique.

«La leucémie, c'est pour une famille le coup de tonnerre dans un ciel serein: l'enfant, sans antécédents particuliers et qui jusque-là allait très bien, tombe soudain malade sans aucun signe avant-coureur», explique le Pr André Baruchel, hématologue-pédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris).

La moelle osseuse fabrique les globules blancs qui défendent l'organisme contre les infections, les globules rouges qui transportent l'oxygène respiré et les plaquettes qui aident le sang à coaguler. Comme la leucémie réduit leur (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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5) Les personnes malades sont détectables à l'odeur

Mots clés : odoratimmunologie
Par figaro iconAude Rambaud - 2014
Le nez humain est capable de distinguer les personnes infectées de celles en bonne santé, selon une étude. Une propriété qui pourrait servir à réduire le risque de contagion.

 

Bière rance, pain brûlé ou encore viande de boucherie: ces senteurs peu avenantes se dégagent de personnes atteintes respectivement de scrofule (une sorte d'affection tuberculeuse), de fièvre typhoïde et de fièvre jaune. Mais la liste ne semble pas s'arrêter là. Selon différents travaux, les malades émettent en effet différentes odeurs caractéristiques dues à la production de substances volatiles libérées dans le souffle, la transpiration ou encore les urines. Une nouvelle étude parue fin janvier dans Psychological Science va plus loin et montre que ce phénomène apparaît dès les prémices de la maladie et peut être repéré par un nez humain.

Pour le savoir, les chercheurs ont fait sentir des malades tout juste infectés à des volontaires. En pratique, ils ont injecté chez des personnes saines un composant de la membrane de certaines bactéries (lipopolysaccharide) et capable de déclencher une réaction immunitaire rapide. Chez d'autres volontaires, ils ont injecté une solution saline dénuée d'effet immunogène. Chaque participant portait un t-shirt moulant permettant d'absorber la transpiration.

«Un signal pour l'entourage»

Quatre heures après cette expérience, ils ont demandé à une quarantaine d'individus (motivés!) de sentir les t-shirts et de noter pour chacun l'intensité de l'odeur, d'évaluer son aspect désagréable ou non et si elle était associée selon eux à la santé ou à la maladie.

Les résultats sont très clairs. Les personnes infectées par la toxine ont toutes été détectées au cours de ce test par une odeur déplaisante. Et plus la réaction immunitaire était forte (importance de la production de cytokine par les cellules immunitaires, niveau de fièvre, etc.), plus les émanations était prononcées. «Il existe bel et bien un mécanisme qui déclenche la production de molécules odorantes libérées dès le début d'une infection, explique Mats Olsson de l'Institut de neurosciences Karlinska en Suède, coauteur de ces travaux. Et ces effluves pourraient bien servir de signal à l'entourage afin qu'il se protège d'une possible contagion», estime-t-il.

Des applications à l'étude

Les chercheurs n'ont pas encore identifié les molécules incriminées. «Nos mesures physico-chimiques montrent que les concentrations de composants volatiles sont identiques sur tous les t-shirts. La différence est donc à chercher dans la nature de ces molécules. Mais si nous parvenons à identifier des marqueurs pertinents, alors il deviendra envisageable de développer un test de dépistage olfactif pour les pathologies infectieuses au stade précoce», prédit-il.

Si un tel outil voit le jour, il s'inscrira dans la droite ligne de ce qui est en cours de développement pour le cancer. Une société américaine travaille en effet sur une machine appelée Metabolomx qui reproduit le système olfactif du chien et sera à priori capable, d'ici à quelques années, de repérer des personnes souffrant d'un cancer du poumon à partir du recueil de leur haleine. Un vent de fraîcheur souffle sur la médecine!